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L’actus
du Pro Bono

Rozenn, ambassadrice du pro bono chez Enedis

Rozenn est collaboratrice chez Enedis à Mérignac. Elle a découvert le mécénat de compétences à Paris, en tant que volontaire. Aujourd’hui, elle impulse la dynamique dans l’entreprise du côté de Bordeaux, avec le souhait d’embarquer tous ses collègues dans l’aventure du pro bono.

Rozenn a découvert le pro bono lorsqu'elle travaillait à Paris, dans le quartier de La Défense. Aujourd'hui installée à Bordeaux, elle est la correspondante régionale de la Fondation EDF et elle développe l'engagement des collaborateurs sur le territoire. Comment elle en est arrivée là, les freins qu'elle rencontre, ce qu'elle en retire... Elle nous dit tout !

Quelles sont en quelques mots tes fonctions au sein d’Enedis ?

Je suis responsable du pôle concessions au périmètre de la région Nouvelle Aquitaine. Avec une petite équipe de 6 collaborateurs nous avons notamment en charge de renégocier et suivre les contrats de concession que nous avons avec les collectivités locales, car Enedis développe et exploite le réseau de distribution d’électricité mais ce réseau est la propriété des communes.

Comment as-tu entendu parler du pro bono ?

La première fois que j’ai participé à une opération organisée par l’association Pro Bono, c’était à Paris, alors que je travaillais dans le quartier de La Défense. C’était à l’occasion d’un « marathon » d’une journée qui réunissait des agents de différentes entreprises de secteurs aussi différents que l’informatique, la restauration, l’assurance... [l'actuelle Pro Bono Factory]

C’était une opportunité / expérimentation menée par la Fondation EDF, de s’inscrire dans un marathon multi-entreprises. Ils recherchaient des salariés de plusieurs filiales du Groupe pour expérimenter le concept sur leur temps personnel. En l’occurrence, il s’agissait d’aider l’association « Rejoué », qui recycle et réhabilite des jouets grâce à des personnes en insertion. C’était un format marathon (et j’ai pris la mesure du terme marathon) sur une problématique de stratégie de développement de la vente des jouets et d’identification de nouveaux canaux de distribution.

C’était une expérience très riche, qui mêlait à la fois le sentiment d’utilité très concret, l’opportunité de rencontrer des salariés d’autres entreprises, une respiration dans le quotidien professionnel et un moyen de mettre à disposition des compétences pour un autre objet.

C’était valorisant, utile et humainement riche.

Je suis d’ailleurs devenue marraine de l’association, et l’ai aidée à obtenir des fonds pour l’achat d’un camion, dans le cadre du fonds FAP EDF.

Pourquoi et quand as-tu souhaité développer le pro bono en interne ?

J’ai quitté la région parisienne en 2017. A ce moment, le responsable de la Fondation EDF que j’avais déjà croisé sur un marathon recherchait des relais régionaux pour développer ce type de d’opérations en région et dans les différentes filiales. Ravie de ma première expérience, j’ai proposé de tenter l’aventure sur Mérignac.

Je ne savais pas si je serais capable de le faire, d’autant que je ne connaissais personne en arrivant et ce n’était pas évident, mais je voulais donner aux autres la possibilité de vivre la même expérience enrichissante que j’avais vécue.

J’ai donc dans un premier temps invité les collaborateurs de mon équipe à participer, puis la seconde année, j’ai travaillé sur le bouche à oreille, je suis intervenue à l’occasion des pauses café dans des services et je me suis rapprochée du directeur de cabinet et du service communication pour démultiplier la communication interne, en utilisant également les témoignages très positifs des participants. Il y a eu un effet boule de neige et c’est ainsi que début 2021 nous avons pu mener 2 marathons avec 17 participants en provenance de tous les métiers d’Enedis.

Comment réussis-tu à conjuguer ce temps avec tes fonctions principales ?

Le temps que j’ai eu à consacrer pour chaque marathon a été relativement restreint : il s’agit principalement de prises de contact, de travail sur des éléments de communication, de mailing et d’échanges à titre préparatoire avec l’association Pro Bono Lab. L’équipe Pro Bono Lab assure le principal de l’organisation : le choix des associations, le diagnostic des besoins auxquels les salariés pourront répondre et bien sûr l’animation du marathon.

Récemment, j’ai organisé une opération de collecte de déchets sur une plage en Gironde en collaboration avec l’ONG Surfrider Europe à l’occasion de la journée mondiale des Océans. Pour l’occasion, j’ai monté une équipe éphémère, pour m’appuyer et ne pas être seule sur l’organisation. C’était très riche, le jour J nous étions une cinquantaine à avoir posé un jour de congé, collaborateurs Enedis mais aussi fonctionnaires des collectivités, clients... Nous avions ouverts l’opération à nos parties prenantes. C’était plutôt une réussite, au regard des retours des participants et du tonnage de déchets collectés !

Quels sont les freins que tu as pu rencontrer ?

Il y en a plusieurs :
- Le manque de temps pour y consacrer davantage d’énergie et recruter encore plus largement,
- Le manque d’appui, de relais et de communication au niveau des structures Enedis en local : le recrutement des collaborateurs se fait essentiellement par le bouche à oreille,
- La difficulté de ma légitimité à organiser ces opérations, ces actions ayant toujours été menées de manière annexe et parallèlement à l’atteinte de mes objectifs professionnels,
- La mobilisation en Province : les gens sont moins habitués à des sollicitations externes de ce type qu’à Paris,
- Le manque de reconnaissance, mais je le fais parce que j’y crois.

Qu’est-ce que tu en retires à titre personnel ? Et quels sont les vertus de cette pratique chez Enedis ?

Je retire beaucoup de satisfaction de cet engagement et à 80%, les collaborateurs qui participent en ressortent enchantés, donc même si cela demande un peu de temps, cela vaut le coup.

Et puis le mécénat de compétences nous permet de nous ouvrir, à une autre structure, à d’autres problématiques. Il nous permet de nous sentir utile et de donner du sens à nos compétences en dehors de celles mobilisées au quotidien.

La dynamique va-t-elle, a ton avis, s’accélérer chez Enedis ?

J’espère, j’aimerais. Le prochain challenge serait d’imaginer un Marathon Pro Bono avec des collaborateurs d’autres entreprises, pour élargir le cercle des rencontres possibles et enrichir encore cette journée.

Le mot de la fin ?

- Je souhaite à tout salarié de participer au moins une fois dans sa vie à une opération de mécénat de compétences comme celle organisée par l’association Pro bono Lab. Une vraie bouffée d’énergie !

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