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L’actus
du Pro Bono

Marine Chanteperdrix : s'engager après un tour du monde

Marine Chanteperdrix, 34 ans, habite dans la banlieue lyonnaise. Ingénieure en biologie, elle plaque tout et part pour un tour du monde. Une réelle prise de conscience. En pleine reconversion, elle découvre l'engagement, qui lui semble aujourd'hui indispensable.

Marine Chanteperdrix, 34 ans, habite dans la banlieue lyonnaise. De formation ingénieure en biologie, elle a travaillé 5 ans dans ce secteur avant de tout plaquer pour un tour du monde. Elle est aujourd’hui en reconversion professionnelle et aimerait mettre ses compétences au service de la transition écologique. Après plusieurs formations courtes, elle suit une année de formation à mi-temps à Lyon... et en profite pour s'engager ! Elle nous explique.

Quelle est ton expérience de l’engagement ?

Je n’ai pas vraiment eu d’expériences d’engagement dans ma jeunesse. J’ai vraiment découvert le bénévolat il y a quelques années, quand je suis partie faire un tour du monde avec mon copain : nous avons fait beaucoup de volontariat à l’étranger. Nous étions dans des fermes, des restaurants… En revenant en France j’ai investi beaucoup de temps dans la découverte du monde associatif à Lyon. Je suis passée par plein d’association (et je suis toujours dans certaines d’entre elles) : Zero déchets, Anciela, Eris.

"Avant, je devais faire du pro bono sans le savoir."

Est-ce qu'il y a des "freins" à l'engagement ?

Avant, j’étais bien dans le système métro-boulot-dodo, il n’y avait pas vraiment de place pour ça. Dans ma famille, personne n’avait trop d’expériences de bénévolat, je n’avais pas été sensibilisée. Je n’ai pas baigné dans ce milieu, j’étais ensuite prise dans mes études ou mon boulot.

Ce qui m’a poussé à aller vers le monde associatif, c’est que j’ai eu un gros choc, une vraie prise de conscience écologique pendant mon voyage. Pour encaisser ça, il me fallait de l’action. Agir par le biais des entreprises privées ne me convenait pas, je n’avais pas l’impression de pouvoir faire bouger les choses. Je voulais aller du côté des gens qui se bougent. J’étais surmotivée. En règle générale j’ai toujours été bien accueillie, bien intégrée.

Et le pro bono dans tout ça ?

Je ne connaissais pas du tout. J’ai découvert le pro bono via mon organisme de formation, l’Institut Transitions. Quand je me suis renseignée, j’ai tout de suite trouvé ça génial ! Pouvoir donner ses compétences, de manière ponctuelle, c’est super. C’est d’ailleurs quelque chose que je faisais assez naturellement avant, je devais faire du pro bono sans le savoir. C’est vrai que j’aime conseiller les gens sur leurs sujets, essayer d’aider… mais je ne savais pas qu’il y avait un terme et une association autour de ça.

Le côté ponctuel me va bien. Je suis de nature super curieuse, je vais butiner à droite à gauche, j’ai tendance à me lasser assez rapidement. Avec ces missions ponctuelles, en peu de temps je me sens utile et je peux explorer plusieurs sujets. Ça va avec mon besoin de diversité !

Le pro bono s’installe bien dans ma période de transition professionnelle, ça tombe vraiment bien et en plus ça nourrit mon besoin d’aider.

Raconte-nous ton expérience avec le Lab

J'ai été volontaire lors de la Pro Bono Factory à Lyon. Nous avons travaillé sur la thématique du sans-abrisme, en présentiel. L’association devait revoir sa stratégie de communication et les volontaires étaient très calées sur le sujet. Ce qui est super parce que j’ai pu moi-même apprendre plein de choses. Le fait de travailler en groupe ça permet de partager des connaissances, c’était intéressant. Chacun apporte son expertise et ensemble on peut apporter des propositions concrètes. La force du groupe amène quelque chose de beau, ça m’a beaucoup plu.

C’est tout de même un peu frustrant car une fois la journée de pro bono terminée, on voudrait continuer à accompagner l'association sur sa problématique

Quelle place pour l'engagement dans une transition professionnelle ?

Le pro bono s’installe bien dans ma période de transition professionnelle, ça tombe vraiment bien et en plus ça nourrit mon besoin d’aider. Je pense que je continuerai après, puisque naturellement c’est quelque chose que je faisais déjà auprès d’amis par exemple. Ça me plaît bien !

A mon grand désespoir, je trouve que les gens ne s’engagent pas assez sur ces questions, ou alors ils n'en parlent pas assez autour d'eux, je ne sais pas.

Pour quelles causes souhaites-tu t'engager ?

Pour moi les sujets de solidarité et d’écologie sont primordiaux. Avec le réchauffement climatique, c’est le sujet du moment et c’est une vraie direction à prendre. Les deux pour moi sont d’ailleurs très liés.

A mon grand désespoir, je trouve que les gens ne s’engagent pas assez sur ces questions, ou alors ils n'en parlent pas assez autour d'eux, je ne sais pas.

Un conseil à donner ?

Etre curieux, ne pas avoir peur. C’est vrai que l’engagement peut faire peur, car c'est se lancer dans une certaine forme d'inconnue, mais c'est un écosystème très bienveillant et il y en a pour tous les goûts !


🧠 SKILLS SCAN 🧠

Une compétence dont tu es fière :
Ma capacité à faire du lien entre les gens

Talent caché :
Je fais des meubles en carton !

Une compétence à développer :
La communication non violente

Une compétence essentielle dans la vie/la société :
La bienveillance

L’expérience qui t’a le plus apporté :
Sans hésitation, mon tour du monde de 2 ans


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