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L’actus
du Pro Bono

Fatoumata, une bénévole tout-terrain

Fatoumata, 32 ans, vit à Marseille. Elle est mentor avec Sport dans la ville, jury à l'Institut de l'engagement, bénévole sur le développement pour Télémaque... Et participe à des Missions Pro Bono avec Pro Bono Lab, qu'elle a connue chez EY. Une vraie bénévole tout-terrain !

Quel est ton parcours ?

Depuis ma classe préparatoire, j’ai envie de travailler dans un domaine où je peux faire des liens entre le secteur privé et les missions d’intérêt général.

J’ai commencé mon parcours par 4 ans de gestion opérationnelle et financière de projets d’intérêt général (parallèlement à mes études en école de commerce).

Puis j'ai rejoint un cabinet d’audit et de conseil pour acquérir de l’expérience et aussi avoir une vision plus large de ces deux secteurs. Je suis rentrée chez EY pour faire de l’audit financier, pendant 7 ans, avec un portefeuille client composé principalement d’associations, de fondations et d’entreprises sociales. J’ai terminé en tant que directrice de mission.

J’ai ensuite décidé qu’il était temps de revenir à mon projet initial et de m’investir à 100% dans l’ESS. Je suis actuellement en recherche d’un poste à responsabilité dans l’ESS à Marseille. En attendant de trouver le poste de mes rêves, je m’engage bénévolement dans plusieurs structures.

J'ai découvert Pro Bono Lab lorsque j'étais chez EY. J’effectuais des missions sur mon temps de travail et il m’est arrivé d’en faire une sur mon temps personnel, avec des salariés d’autres entreprises. Après mon départ de chez EY, j’ai souhaité continuer à m’engager auprès de Pro Bono Lab. Ma dernière mission était en octobre 2020 avec l’association Bou'Sol pour son essaimage à Nice.

Je suis également mentor pour le programme Entrepreneurs dans la ville via Sport dans la ville. J’ai suivi pendant 9 mois une entrepreneuse qui a monté son projet d’entreprise axée sur le réemploi de mobilier professionnel. Je participe aussi en tant que jury aux oraux de l’Institut de l’engagement notamment pour la promo « les engagés du Covid ».

Enfin, depuis octobre 2020, je suis engagée bénévolement chez Télémaque, pour aider l’équipe PACA à développer son antenne.

Ce qui te plaît dans le pro bono

Il y a le côté purement personnel, presque égoïste : chez EY, ça me permettait de faire une journée qui me sortait de mon quotidien assez lourd, de faire quelque chose de complètement différent. Je passais vraiment une journée à m’investir sur des sujets qui me passionnent et ça c’est vraiment génial.

J'ai aussi apprécié pouvoir croiser les idées de personnes qui viennent d’univers complètement différents. La richesse des échanges aide vraiment à s’ouvrir, à développer de nouvelles réflexions. Quand je sors de mission pro bono, je suis exténuée mais je suis surtout satisfaite de moi car en plus d’avoir été utile, j’ai pu apprendre des autres et initier de nouvelles relations. C’est extrêmement important pour moi de donner du sens à ce que je fais. C’est en accord avec mes valeurs.

Enfin un des points positifs également est de pouvoir sortir de sa zone de confort en brainstormant sur des sujets qui ne font pas parti de notre expertise de base. J’ai le souvenir d’une mission pro bono qui avait changé au dernier moment, je me sentais beaucoup moins à l’aise sur le sujet, que je maîtrisais moins. Finalement, j'ai pu apporter ma vision des choses grâce à mes questions. Le mélange de personnes permet de croiser ces regards et aider une structure à avoir plus d’impact.

Quand je sors de mission pro bono, je suis exténuée mais je suis surtout satisfaite de moi car en plus d’avoir été utile, j’ai pu apprendre des autres et initier de nouvelles relations.

Des difficultés ?

Lors de la dernière mission que j’ai faite avec EY, les volontaires étaient issus en majorité du métier d’auditeur. C’est la mission que j’ai le moins aimée parce que finalement ça ressemblait trop à mon travail habituel, le côté financier était prédominant. Lorsqu’il fallait se mettre en sous-groupes, j’ai eu la chance d’avoir un groupe mixte avec d’autres métiers tels que des avocats, et les échanges étaient plus variés.

Quand les missions ont lieu au sein d'une même entreprise, je pense qu’il est important d’avoir plusieurs métiers représentés chez les volontaires afin de garder cette richesse de point de vue et d’échange.

Les ingrédients d’une mission réussie ?

Tout d’abord, dans la mesure du possible, l’intervention de deux intervenants de l’association est vraiment top : un premier qui t’entraine dans le projet avec une vision globale et des objectifs ambitieux et le second ayant une vision plus terrain des activités et leurs faisabilités.

Puis, au niveau des volontaires, je dirais une diversité des profils : étudiants, demandeurs d’emploi, entrepreneurs, salariés (avec différents métiers ...).

Avant ma dernière mission pro bono j’appréhendais le format à distance. Finalement j’ai apprécié le fait de réaliser la mission sur deux demi-journées. Ça permet d’apprendre à se connaître, de poser les premières questions, de s’imprégner du sujet et de revenir le lendemain avec quelques pistes de réflexion. Le format présentiel en une journée est agréable parce qu’on vit plus l’expérience, mais est aussi très intense.

Pro bono et recherche d’emploi

Je continue mes engagements comme avant, avec des missions courtes et en parallèle je me suis engagée sur du plus long terme avec Télémaque Mon choix de ce bénévolat s’est fait sur la base d’un engagement gagnant-gagnant : je mets mes compétences au service d’une problématique sociale d’envergure national tout en apprenant à mieux connaitre le secteur et les acteurs de l’ESS à Marseille.

Après 7 saisons d’audit, ce bénévolat me permet ainsi de remettre un pied dans mon secteur de prédilection ce qui est bénéfique pour ma recherche d’emploi.

Je pense que le pro bono peut être vraiment bénéfique dans ces périodes de transition. J’ai fait une rencontre qui m’a marqué lors d’une mission pro bono avec une personne qui était en train de traverser des moments durs professionnellement, au niveau de la santé et socialement. Cette journée l’avait vraiment reboostée, elle avait l’impression de s’être sentie utile, et avait pu rencontrer de nouvelles personnes pouvant l’aider dans cette mauvaise phase. Cette rencontre avec des personnes de tous horizons c’est vraiment génial, des liens se créent et s’ancrent dans la durée.

Après une mission avec Massajob, nous sommes restés en contact et je les aide ponctuellement lorsqu’ils ont besoin. Je pense que les journées pro bono sont de bons points d’entrée pour développer l’envie de s’engager auprès d’autres structures !

Grâce à mon engagement chez Télémaque, je peux aussi corriger certaines mauvaises habitudes de travail prisent avec le rythme très soutenu de l’audit, j’apprends ainsi à mieux m’écouter et à me fixer des limites quand j’en ressens le besoin.

Le choix des missions

Ça a évolué avec les années. Quand j’ai commencé à m’intéresser à l’ESS, j’étais touchée par les problématiques sociales des pays en développement, notamment de mes pays d’origine l’Inde et le Cameroun.

Avec le temps, j’ai réalisé qu’il y avait beaucoup à faire au niveau local et j’ai focalisé mes engagements principalement sur des problématiques liées a ̀l’environnement et la jeunesse. Enfin il est très important pour moi de travailler avec des structures qui donnent les moyens à leurs bénéficiaires d’être les propres acteurs de leur développement sans création d’une relation de dépendance.

Avant 2016 j’étais très centrée sur l’humain, les causes sociales. Puis des nouveaux nés ont fait apparition dans mon entourage et la question de l’environnement est devenue centrale. Je me suis dit que j’avais un rôle à jouer pour leur laisser une planète en meilleur état.

Un conseil pour s’engager ?

Quand on a lancé les missions pro bono chez EY à Marseille, les juniors sont venus me voir en me disant qu’ils étaient disponibles mais ne se sentaient pas légitimes d’aider une association par manque d’expérience professionnelle. Je leur répondais alors qu’il fallait se détacher des aprioris. Ce n’est pas parce qu’on est stagiaire qu’on n’a pas d’expérience ! Vie personnelle, expérience professionnelle courte, voyages, loisirs... toutes ces choses façonnent nos manières de penser et c’est quelque chose qu’il faut mettre en avant. S’ils se sentent mal à l’aise au début, il faut poser plein de questions ! Toutes les interventions sont bénéfiques que ce soit pour les volontaires mais aussi pour l’association.

Il faut se détacher de ces craintes d’expérience, d’âge, de métier et s’engager en tant que personne. En se libérant ainsi de ses croyances limitantes vous serez capable d’apporter votre pierre à un projet à impact même si la problématique abordée n’est pas votre sujet de prédilection.

Tous les profils peuvent faire du pro bono. C'est d'abord un échange, et une envie de s’impliquer dans un beau projet !


🧠 SKILLS SCAN 🧠

Une compétence/qualité dont tu es fier.e ?
Ma résilience

Un talent caché/inutile/insoupçonné ?
Je fais des manucures parfaites.

Une compétence que tu aimerais développer ?
Sortir plus souvent de ma zone de confort.

Une compétence qui pour toi est essentielle dans la vie ?
Savoir se remettre en question.

Ton expérience personnelle qui t’a apportée le plus de nouvelles compétences ?
Mon voyage en Amérique du Sud pour réaliser une étude d’impact social sur le Microcrédit.


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